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Poème des Âmes simples

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Heureuses les Âmes Qui savent apprécier le ciel Les nuages La lune nouvelle Qui traverse le firmament Le Soleil qui se lève Le Soleil qui se couche Leurs jours ressemblent Aux jours du monde Une ronde sans fin Harmonisée Avec la pluie qui ruisselle Et qui joue sa douce musique Celle qui dure Un instant Une seconde Toute la vie

Liste d'artistes surestimés

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Boris Vian, évidemment. Louis Armstrong, comme Hong Kong. Julien Clerc, pas très clair. Son parolier (Étienne Roda-Gil), trop frais-chier. Marylin Monroe, tête d'oiseau. Gwyneth Paltrow, j'aime pas trop. Charlie Chaplin, aussi drôle qu'un Zeppelin. Roberto Benigni, tête de spaghetti. Robert Redford, sent trop fort. Brigitte Bardot, beaux lolos. Céline, l'écrivain, entre la margarine et la gazoline. Fabrice Luchini, son interprète, reste au lit ! Guy A. Lepage, sent le fromage. Les Beach Boys, comme Detroit (prononcez "Detroy"). César, le sculpteur, son bazar fait peur. Armand, le sculpteur, a besoin de calmants. Xavier Dolan, génie un peu lent. Johnny Hallyday, artiste yé-yé.  Sheila, inconnue à l'Ouest de Carpentras. Sylvie Vartan, Sylvie Va-t'en. Black Sabbath, trop de morceaux plates. Beethoven, à se tailler les veines. Taylor Swift, my tailor is rich. Katie Perry, Cas Dépéri. Céline Dion, coupons le son ! Charles Bukowski, ...

Roger, le corbeau même pas beau

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Un oiseau qui vole au loin dans le ciel bleu. Elle s'appelle Mireille. Ou il s'appelle Roger. Il vole, il glisse, laisse le vent caresser ses cheveux, l'envelopper mollement dans son élément. Il ne pense rien. Il est heureux. Mais voilà ce fatiguant ! Jonathan, le goéland, celui qui a le goût de la compétition. Qu'est-ce qu'il est chiant ! Mon père est plus fort que le tien. Je vole plus haut que toi, nian, nian ! Je le double pendant qu'il médite sur l'éternité et, en volant au-dessus, je lui envoie sur la tête quelques décharges bien senties ! Adios ! Merdios ! J'ai repéré quelques burritos dans le parc tout à l'heure.

Le Phénomène lapin

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Le lapin, en tant que lapin, peut-il s'empêcher d'être lapin quand il se lève le matin? Son essence de lapin le ramène toujours à son existence de lapin. Par conséquent, il échappe au sentiment de la contingence, n'ayant même pas conscience de représenter, ontologiquement, une espèce animale identifiée par l'humain comme étant le concept d'être lapin. Je ne sais pas si je suis clair?

Petit poème pour Coeur de Pirate

Dans mon sommeil agité Je joue sur des pianos aphones Des air approximatifs Des marches à reculons Des valses infinis Quelle heure est-il? Il n'y a pas d'heures Le soleil se lève et se couche La Lune passe

Notre vision mensongère du passé

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Je lis dans Pêcheur d'Islande de Pierre Loti, publié en 1886 : "Des amants, il y en avait bien quelques paires aussi ; car, dans ce pays de Paimpol, on va très loin en amour, à l’époque de la rentrée d’Islande. (Seulement on a le coeur honnête, et l’on s’épouse après.)" De nos jours, on imagine souvent que les gens du passé (acceptons ce terme vague pour l'instant) étaient des attardés, qu'ils ne vivaient pas, qu'ils étaient coincés, qu'ils étaient aliénés, etc.  Il suffit de lire n'importe quel roman d'avant la grande censure idéologique de la rectitude politique pour constater qu'il n'en est rien. Et puis quand on se targue d'étudier une époque et d'en tirer de quelconques conclusions sociologiques ou idéologiques, encore doit-on procéder de façon rigoureuse et définir son corpus d'étude de façon très précise : de quelle époque parlons-nous ? dans quel pays ? dans quel milieu social ? dans quelle classe sociale ? qu...

Le temps d'une paix des Pays d'en-haut, d'Héritage de Séraphin d'Aurore l'enfant martyr, épisode inédit

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- Eh bin, le pàire ! Le ciel est neiju c'ta née ! - Beau dommage, mon fils, la terre va être neillée. Tu vas avoir de la misère à germer. - J'enfilerai mes bottes et avec la vache Hectorine, je vais donner fort des reins pour avoir une récolte. - Jésus de Jésus, t'as pas pratiqué avec la jument au moins ! Il paraît qu'elle est grosse. Éclats de rire d'Ovila. - Qu'é cé que vous dites le pàire ! Hector rougit. Il pense par association d'idées à sa Victorine qui lui fait des yeux doux chaque dimanche à l'église. Elle lui avait dit le dimanche précédent : - Hector, quoi de neuf à la terre? - Rien de neuf, la mère a toujours ses problèmes de genoux. Le pàire ça va, il va enterrer tout le monde, le vieux ! - (Elle rit) Il est taquin, il veut toujours me donner des bonbons quand je le vouai. - Parlant de bonbons, tu as bien mis les fleurs que j'avais cueillies dans un pot. - Oui, mère te remercie. Elle les a mises dans son vieux pot de chambre....