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Le déconfinement

  On sentait une certaine fébrilité hier soir avec la levée du couvre-feu. La guerre est finie ! Beaucoup de va-et-vient chez mes jeunes voisins, tout excités par la liberté retrouvée, qui parlaient bizarrement comme des Français des années soixante. - Eh, tu vas chez Christine ce soir? - Oui, c'est bath, elle a le nouveau 45 tours de Johnny. - Chouette. Je lui ai fait la bise l'autre jour. - Demain, il y a une super boom chez Sylvie. - T'en amèneras? - Quoi? de la drogue? - Mais non, idiot, du pop-corn. - Oui et je m'occupe de l'orangeade. - Salut, si tu vois les copains du lycée, invite-les.

Journal d'un poisson 4622

  Mardi. On dirait un mercredi, non? Hier, c'était plutôt un dimanche et dimanche un lundi. Mercredi passé par contre, on aurait dit samedi. Date d’envoi de votre message : Aujourd’hui, à 07:14 J'ai rêvé à mon ami Bono et son groupe, U2. Ils cherchaient des idées pour leur spectacle. Date d’envoi de votre message : Aujourd’hui, à 07:15 Il paraît que Bono a la grosse tête en vrai. Il a l'air un peu stressé d'avoir chanté devant un milliard de personnes. Ça marque.

La musique (poème)

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  Du silence Ça monte Ça descend Ça grimpe Ça gigote Ça tourbillonne Ça rugit Ça se calme Ça revient Au  Silence

Jouer les prolongations

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  " Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier  couac  ! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.  La charité est cette clef.*  (Rimbaud) - Voilà que j'ai en commun avec le célèbre poète puisque je suis arrivé sur le seuil du "dernier couac", mais brillamment sauvé de l'oubli définitif par une équipe  multidisciplinaire du monde médical. Hommage à toutes ces personnes qui travaillent dans nos hôpitaux ! Par reconnaissance, je dois les honorer et rendre signifiante mon insignifiance (qui ressemble à la vôtre probablement). Je n'ai plus d'illusions sur les objets (une oeuvre artistique) que je pourrais laisser ou sur le souvenir impérissable que garderont les individus qui ont pu me connaître. Le temps qu'il me reste est pour résoudre l'énigme de la vie et de la conscience. Je fais un pari sur la transcendance, sur un éveil possible de la Conscience qui me tirerait de l...

Monsieur dit tout (fiction)

  Hughette, la nouvelle, demande à Monique quel est le problème avec Roland, l'informaticien. Monique éclate de rire parce qu'elle devine l'énormité que Roland a pu lui dire. Hughette raconte qu'elle a demandé à Roland un banal "Ca va?" de routine quotidienne, politesse de base. Roland lui a répondu qu'il allait bien et qu'il s'était même levé avec une incroyable trique. Fin de la conversation. Monique lui explique le cas Roland qui est "affecté", on ne sait pas si on doit parler de maladie ou de comportements limites... : il a cette bizarrerie de toujours dire ce qui lui passe par la tête, sans filtre et sans retenue.  Monique demande à Hughette de ne pas mal méjuger son collègue, que cela peut même être très instructif d'avoir l'heure juste d'une personne si particulière. - "C'est comme d'avoir accès à un psy parfois", précise Monique. Le lendemain, Hughette est intriguée et, à la pause, elle s'approche...

Les années 80

  Vu Isabelle Pasco dans un film des années 80. L'esthétique de ces années paraît loin : Diva, L'année des méduses,  La femme publique ;  Isabelle Pasco et ses grosses fesses (touffe  abondante), Valéry  Kaprisky  et ses  grosses fesses (touffe  abondante)... ( Carole Laure avait donné le La des toisons généreuses  dans les années  70.) La belle époque qui osait. Cela dit, ces films ont mal vieilli. Qui se souvient  de Beineix? La France était encore française dans les années  80, mais les socialistes ont travaillé pour l'achever. 

"Deux jours à New York" de Julie Delpy

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  Julie Delpy a ses admirateurs depuis qu'elle a tourné la trilogie des Before avec Ethan Hawke, réalisée par Richard Linklater. Si on ne la connaît pas, on l'aime encore plus : une belle blonde, mince dans la vingtaine, Française... SI on la connaît... Une gauchiste. Au début de sa carrière, elle était très arrogante et prétentieuse, déjà féministe, un peu hystérique... Ça se comprend parce que dans les années 80 et 90 les réalisateurs français avaient la manie (la perversion?) de déshabiller toutes les jeunes femmes qui débutaient au cinéma, limite pédophilie : Vanessa Paradis, Valéries Kaprisky, Marutska Detmers, etc. Elles y passaient toutes. De ce point de vue, Julie Delpy a bien fait de s’exiler aux États-Unis pour qu'on s'intéresse à elle comme actrice, scénariste et réalisatrice. Elle a dû réaliser trois films jusqu'à maintenant. Deux comédie et un film plus tragique, des films qui ont eu des critiques mitigées. Le chef-d'oeuvre reste à venir.  N'est...